J'ai juste fermé les yex. Et tu m'attendais là. Dès que nos regards se sont croisés, tu as couru vers moi. Le regard attendri et le sourire aux lèvres. Déjà nos mains se liaient pour ne plus se quitter. Sur l'escalator, une marche plus haute, j'arrivais juste à ta taille pour pouvoir t'étreindre contre moi et t'embrasser. Le froid nous glaçait les mains alors je les glissais dans tes poches. On s'est blottit doucement dans un canapé d'un Starbuck pour siroter un café. Le nez contre ta poitrine, j'aurais put passer ma journée ainsi. Déjà tu me tirais par le bras pour continuer notre promenade. A chaque feu rouge, à chaque passage piéton, à chaque escalator, à chaque étage, on s'arrêtait pour se serrer fort l'un contre l'autre. Comme si on avait peur de se perdre. Comme si cela pouvait ralentir la journée. Si j'avais su, je t'aurais gardé plus longtemps. J'aurais refusé d'avancer. J'aurais attendu. J'aurais profité de ton odeur, de ta chaleur. De ton regard. A chaque fois j'aimais te regarder. A quel point je pouvais me sentir belle à travers ton regard. A quel point je me sentais aimer à chaque fois que tu levais ma main pour y poser un baiser. On s'arrêtait sur chaque vitrine émerveillés par la beauté de Noel. "Plus tard on aura ça." "En mieux !". Chaque soir était plus dur. La rareté de ce genre de moments m'étouffaient. Tes yeux larmoyants me tuaient. On s'embrassait à travers une vitre. On se chuchotait "je t'aime". Plus personne était là. Juste nous et une vitre glacée contre mes paumes. Je continuais à pleurer. J'ai pas arrêté de pleurer. Je ne cesse plus de te pleurer. 2 ans et 3 mois où je t'ai posé mon tout premier baiser. 2 ans et 3 mois où je ne vis plus que pour nos rêves. 2 ans et 3 mois et je continue à t'aimer.